Midnight sun : Dernier chapitre (17ème)

 Chapitre 17

J’aurais pu rester des heures ainsi à la regarder dormir. Sa respiration était lente et régulière, elle m’apaisait. Ses paupières étaient délicatement fermées, et je pouvais voir le mouvement de ses yeux en dessous, signe qu’elle rêvait. Malheureusement elle n’avait pas encore parlé dans son sommeil comme à son habitude. Et c’était ce moment précis que je ne voulais pas manquer. J’attendrais le temps qu’il faudra, mais je ne partirais pas tant qu’elle ne m’aurait pas fait part du contenu de son rêve. Ne pouvant rêver moi-même, je le faisais par substitution.

Ce qui m’amena à me demander comment un être si différent de soi peut-il être si proche en même temps ? C’était comme si tout mes interdits étaient réunis dans une seule et même personne, c’était déstabilisant, fascinant et attirant à la fois. Comment résister à pareille merveille?

Je caressais délicatement sa joue, douce et rosée comme un pétale de rose. Mais je me retins d’enfouir mon nez dans son cou de peur de la réveillé par mon contact glacé. Elle ne bougea pas, pourtant je sentais que sa température n’était pas assez élevée pour son confort. C’est donc à contrecœur que je me détachais d’elle. Je rapprochais le rocking-chair de son lit, et m’y installais. Je me balançais doucement au rythme de son cœur. Laissant mes doigts se perdrent dans ses cheveux.

Je repensais à Alice. Me demandant ce qu’elle pouvait voir en ce moment même, dans l’avenir de Bella. Je savais pertinemment que sa vision me déplairait s’il s’agissait de la transformation de Bella en vampire, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’y songer. Tout serait tellement plus simple.

 » Plus simple pour toi uniquement, me dit une petite voix mesquine dans ma tête »

Et elle avait raison. Je n’avais pas le droit d’être égoïste à ce point. Bella doit vivre une vie normale, une vie humaine, sans m’avoir pour fardeau, l’empêchant de vivre, de grandir, de vieillir. Je n’ai aucun droit sur sa vie, sur son âme.

—– - Mmmh… Ed…Je t’aime….Edward…Reste…Mmmh. Marmonna-t-elle enfin dans son sommeil.
—– - Moi aussi je t’aime mon ange.

Qu’elle m’aimait je le savais, mais chaque fois que ces mots sortaient de sa bouche, un petit frisson me parcourrait le dos. Il y avait plus que de l’amour dans ses mots.

Je m’approchais d’elle une fois encore, inhalent à plein poumon son odeur qui était devenue mon addiction. Je déposais un baiser sur mon front, elle se tourna vers moi, et j’eus l’impression que ses paroles ne concernaient pas uniquement son rêve. Moi non plus je n’avais pas envie de la quitter. Je voulais rester éternellement à ses côtés. Mais je devais faire acte de présence auprès de ma famille qui s’inquiétait de me voir passer tant de temps avec une humaine. Et en particulier, cette humaine.

Ainsi je partis l’esprit en paix. Elle dormait à point fermé, et rien ne viendrait perturber ce sommeil. Je remis le fauteuil à sa place, et me glissai par la fenêtre, comme à mon habitude, en chuchotant:

—– - Je reviens très vite mon amour.

Je savais qu’elle ne pourrait pas entendre mes paroles, mais j’avais espoir qu’elle en rêve.

.•˜•.
˜*•. ˜*•.•*˜ .•*˜

Lorsque je fus arrivé à la villa, Rose et Esmée n’étaient pas là. Elles étaient parties chasser. Emmett m’attendait avec impatience, en effet, la veille il avait parié contre Alice que Bella ne rentrerait pas vivante.

—– - Tu as perdu frérot.
—– - Je le savais ! Se réjouit Alice. Mon pauvre Emmett tu n’avais aucune chance, te voila obliger de te nourrir que d’Elan pendant un mois ! Et ne triche pas, je le verrais si tu te nourrissais d’un grizzly.
—– - Je ne te félicite pas Edward ! Me taquina Emmett.
—– - Je ne m’en fais pas pour toi, tu trouveras bien un moyen de réduire ta peine !
—– - Oui et je sais déjà comment! Il me suffit de parier avec elle que je la bat au bras de fer.

Je lui fit alors un clin d’œil complice qui n’échappa pas à Alice.

—– - Je sais très bien ce qu’il prépare Edward, et je sais également comment ça va se finir! Son régime d’un mois va durer deux mois !

Ces chamaillerie m’avaient manquées, même si rester loin de Bella m’était insupportable, j’avais besoin de ma famille. Je m’en rendais compte à présent. C’était mon échappatoire, ils avaient toujours été là pour moi, et le seraient toujours. Avec Bella c’était différent. Moi je serais toujours à ses côtés, mais je ne pouvais pas prévoir ses choix. Un jour elle réalisera que je ne lui apporte rien de bon et elle ne voudra plus de moi. Je ne vois pas comment cela pourrait finir autrement. Je dois donc profiter de chaque instant passé avec elle comme si c’était le dernier.

—– - Emmett, lançais-je, parierais-tu que tu puisse me battre ?
—– - Bien sur, et sans aucune difficulté ! Si bien entendu tu ne trichais pas !
—– - Emmett tu sais très bien que je n’y peux rien ! C’est comme si on te disait de te battre sans utiliser ta force herculéenne. Allez, ne fais pas ta chochotte et viens te battre si tu es un vampire !
—– - Tu ne me le diras pas deux fois !

Et pour illustrer ses paroles, il se rua sur moi dans l’espoir de me faire tomber, mais j’avais vu son attaque avant qu’il se lance. Je fis alors un léger écart, juste assez pour lui faire mordre la poussière. D’un bond il se retrouva derrière moi. Je fis volte face et attaquais le premier. Il se retrouva à terre une seconde fois, vexé, il me prit par la gorge, et m’envoya contre un arbre. Je restais accroché à cet arbre, attendant son deuxième assaut. En un éclair il se retrouva devant moi, prêt à mordre, mais je fus plus rapide, et en une pirouette c’est moi qui posait mes dents sur son cou en tenant sa tête entre mes mains de marbre.

—– - J’ai gagné ! Lui murmurai-je à l’oreille. Et je serais toi je ne défierais pas Alice.
—– - Merci du conseil, mais avec deux tricheurs comme vous ce n’est vraiment pas facile de gagner.

J’éclatais alors de rire, tout comme Alice, tandis qu’Emmett se remettait de sa défaite.

—– - Bien joué Edward ! me félicita Alice silencieusement.

Après une bourrasque amicale à Emmett, je franchis la porte d’entrée, et rejoignis Carlisle au salon. Il lisait un de ses livres de médecine qu’il connaissait par cœur. Quand il me vit, il releva la tête et me sourit.

—– - Comment ça s’est passé avec Bella ?
—– - Bien, très bien même. Je n’aurais pu espérer mieux. Elle est tellement différente des autres humains.
—– - Désolé de te poser cette question, je ne t’oblige pas à répondre, mais l’aimes-tu ? Je veux dire par là, l’aimes-tu vraiment au point de ne pas pouvoir envisager ta vie sans elle ?
—– - Oui, Carlisle, je crois que oui. Rester loin d’elle m’est insupportable. Même à cet instant alors que je sais qu’elle dort paisiblement et qu’elle n’a rien à craindre, je ne peux m’empêcher de penser à elle.
—– - Je suis heureux pour toi alors. Je savais qu’une personne t’était destinée ici bas, et je suis persuadé maintenant qu’il s’agit bien de Bella. Et comme elle ferra partie de la famille d’une manière ou d’une autre, tu devrais l’amener ici.
—– - Justement j’y pensais. J’espère seulement qu’elle ne serait pas effrayée à l’idée de rencontrer toute une famille de vampire et de visiter leur maison. Mais après tout elle fait toujours le contraire des autres humains. Peut-être me surprendra-t-elle encore.
—– - J’en suis persuader. Et si elle t’aime comme tu l’aimes, rien ne pourra lui faire peur tant qu’elle sera prêt de toi.
—– - Merci Carlisle.
—– - Esmée va être ravie. Elle meurt d’impatience de la rencontrer enfin. Tu sais, elle souhaite plus que tout de te voir heureux. Et Bella te rends heureux.

Je le serrais dans mes bras, et montais ensuite dans ma chambre pour me détendre et rêvasser à loisir. Je mis le cd de Debussy, et m’installais dans le sofa, me laissant porter par la mélodie. Je m’imaginais la journée de demain, elle serait ici, près de moi, dans ma maison, dans ma chambre. J’étais persuadé que le courant passerait bien entre elle et ma famille. A l’exception de Rose peut-être. Mais son avis m’importait peu.
La mélodie tourbillonnait dans ma tête, et je m’imaginais valsant avec elle, ses cheveux flottant derrière elle, nos rires se mélangeant, son parfum voltigeant autours de moi.

Ma rêverie fut interrompue par Rose et Esmée qui revenaient de la chasse. Et d’après les pensées de Rose, Carlisle lui avait dit mes projets pour la journée de demain.

—– - Mais il est inconscient des risques qu’il nous fait prendre à tous ! Comment peut-il oser amener une humaine ici ? Je n’arrive pas à croire qu’il va faire une chose aussi stupide !
—– - Calme toi Rose, lui dit Emmett. Allez vient, arrête de faire les cents pas.

Je descendis, pour parler avec Rose. Je ne voulais pas qu’elle se comporte ainsi avec Bella demain.

—– - Edward, c’est merveilleux ! Je suis tellement impatiente de la voir enfin ! Elle serait très bien accueillit, ne t’en fais pas !
—– - Merci Esmée, j’espère que vous l’apprécieraient autant que moi.
—– - Je l’aime déjà pour le sourire qu’elle te donne.

Esmée ne put alors s’empêcher de me serrer dans ses bras, telle une mère félicitant son fils pour son mariage. Ce qui me fit sourire. Je me tournais ensuite vers Rose.

—– - Rose, il faut que je te parle.
—– - Très bien, allons dans le garage.

Elle passa devant moi, et s’adossa à sa voiture.

—– - Je ne lis pas dans les pensées, mais je crois savoir ce que tu veux me dire. Tu veux que je me montre aimable avec ta petite humaine, que je ne lui fasse pas peur. Pourtant, je pense que ce serait la meilleure chose à faire. Après tout, elle sait que nous sommes des vampires, donc elle n’aura pas de surprise si je me comporte en tant que tel !
—– - Tu ne feras pas ça Rose. Je ne te demande pas d’être amie avec elle, ni même de l’accepter. Je veux juste que tu te montre gentille avec elle, ça ne prendra que quelques minutes.
—– - Et pourquoi je t’obéirais ?
—– - Je ne te demande pas de m’obéir, mais je te demande de me rendre un service. Et tu le fais pas uniquement pour moi. Pense à Esmée. Elle se fait une joie de rencontrer Bella. Je peux l’entendre d’ici. Et tu ne resteras pas longtemps dans la même pièce qu’elle ne t’en fais pas.
—– - Très bien. Mais sache que, contrairement à Carlisle, je ne la considère pas comme appartenant à la famille.

Elle me tourna le dos et sortit. Je l’entendais encore fulminer en montant dans sa chambre en compagnie d’Emmett, mais j’étais rassuré. Elle se conduirait, du moins en apparence, convenablement avec Bella. Je retournais ensuite au salon où m’attendaient Esmée, Carlisle, Alice et Jasper.

A peine ai-je franchis l’entrée du salon, que j’étais envahis des pensées d’Esmée qui voulait que je lui raconte ma journée avec Bella. Cependant je n’avais pas envie de rentrer dans ce genre de détail pour le moment. Tout ceci était trop nouveau pour que je veuille le partager. Je voulais garder pour moi tout les sentiments et les émotions que j’avais ressenti aujourd’hui. Je savais que c’était très égoïste de ma part, car elle était la mère la plus attentionnée que je connaisse, et elle avait juste envie de partager mon bonheur, mais je préférais le garder intacte. Pour contrer toute interrogation de sa part, je m’installais au piano. En un sens je lui racontais ma journée en musique. Et elle s’aurait interpréter ma mélodie.

En pensant à Bella, les accords se firent naturels et mélodieux. Très doux et mystérieux. Dans ma tête je revoyais des flashs de la journée. Son visage découvrant la clairière. Puis mon attitude lorsque je me suis laissé emporté par ma vraie nature, à cet instant la mélodie se fit plus sombre, et les accords plus graves. Je laissais ensuite une note en suspend, puis repris au moment où je me suis ressaisit et que Bella m’a pardonné. La musique continua ainsi, Esmée écouta attentivement sans m’interrompre.

—– - J’aime ta façon de me faire partager tes sentiments tout en gardant secrète tes pensées. Il n’y avait pas de meilleur moyen pour que nous soyons tout les deux satisfait.

Je lui souris et continuais à jouer. Chaque moment de la journée prenait vie en musique. Et je me dit qu’une partie de ce que je venais de jouer pourrait aisément venir compléter la berceuse de Bella.

Tout le temps que je jouais, Esmée se tenait derrière moi, me pressant l’épaule de temps en temps lorsque la mélodie changeait de ton. Et quand vint l’accord final, elle s’éclipsa en me remerciant.

Alice sautilla devant moi et me prit par le bras.

—– - Allez viens, on va chasser. Si tu passes la journée avec elle et que tu l’amène ici, il faut que nous prenions nos précautions. Jasper y est partit avec Emmett. Et toi tu viens avec moi !
—– - Mais j’ai déjà été chassé avant de passer tant de temps avec elle ! protestai-je
—– - Oui, mais il vaut mieux prendre trop de précaution que pas assez. Et j’ai vu que tu voulais me parler dans la forêt, donc raison de plus !
—– - Je n’avais pas l’intention de te parler pour le moment, et encore moins dans la forêt !
—– - Et bien sache que ça va venir. Et arrête de discuter, plus vite on y va et plus vite tu pourras aller la rejoindre.
—– - Très bien, de toute façon avec toi, inutile de discuter.

Nous courrions à une vitesse vampirique, et nous ne tardâmes pas à rencontrer un troupeaux d’Elan. Je pris le mâle, et un seul me suffit, je n’avais pas vraiment soif. Alice prit deux femelles. Lorsque nous eûmes finit, je repensais à ce qu’Alice avait dit. Que je voudrais lui parler dans la forêt. Mais tout à coup Alice se figea et je vis en même temps qu’elle sa vision. Des vampires vont arriver en ville. Des vampires que nous ne connaissions pas. La vision était flou, se qui signifiait que ces vampires n’étaient pas sur de leur choix. Cette vision n’était pas alarmante, après tout, d’autres vampires sont déjà passés par Forks, et ne nous ont pas posés de problèmes. Et ils n’étaient pas encore en ville, ils pourraient à tout moment changer d’avis et passer par une autre ville.

—– - Alice tu les connais ?
—– - Non, je ne les ais jamais vu. Je pense qu’ils sont juste de passage. Ce sont des nomades. Ils ne nous poseront pas de problèmes.
—– - C’est aussi ce que je pensais. Préviens-moi si tu vois autre chose les concernant.

Mon instinct protecteur me disait de me méfier d’eux. Et mes pensées s’orientèrent aussitôt vers Bella. Non, elle ne risquait rien. Son sang ne faisait pas le même effet à tous les vampires. Son pouvoir d’attraction m’était réservé.

Nous décidâmes ensuite de rentrer, pour informer Carlisle de la venue éventuelle de nouveaux vampires à Forks.

—– - Je ne pense pas qu’ils nous causeront de tord. Cependant je préférais tout de même qu’ils ne s’attardent pas en ville. S’ils attaquaient trop d’humains à Forks cela pourrait nous nuire, nous dit Carlisle une fois informé.
—– - Tu as raison Carlisle, je vais essayer de surveiller leurs décisions, répondit Alice.
—– - Moi je retourne auprès de Bella. Je reviendrais avec elle dans la matinée, soyez là.
—– - Ne t’inquiète pas Edward, nous ne sommes pas des sauvages, tout ce passera bien, me dit Alice.
—– - Oui, je suis sûr que tout va très bien ce passer, confirma Carlisle.

Je fis alors une vision d’Alice, me montrant l’accueil amicale auquel Bella aura droit tout à l’heure. Même si les visions d’Alice pouvaient changer, elles me rassuraient. Je montais ensuite dans ma chambre pour me changer. Je rejoignis ensuite Bella toujours endormie. Elle n’avait pas bougée en mon absence. Un sourire étira mes lèvres. Je compris alors que sans en avoir conscience, lorsque je m’étais éloigné d’elle, un vide s’était formé en moi, et ce vide venait subitement de se combler à la vue de cet ange endormit.

J’étais heureux à l’idée de la présenter à ma famille. Cela officialisait en quelque sorte notre relation. J’étais également désireux qu’elle en fasse de même. Bien entendu pas avec toute sa famille. Il me serait difficile de rencontrer sa mère dans l’immédiat. Mais il est nécessaire que je me présente à son père dans les formes. Et si elle refusait comme je l’imaginais, il me suffirait de la convaincre. Ce n’était pas si difficile avec elle.

Un petit rire m’échappa. Je repensais au moment où elle ne voulait pas me laisser conduire en revenant de la clairière. Finalement elle avait cédé. Et de toute façon, il allait bien falloir expliquer à son père pourquoi nous passions tant de temps ensemble. Il allait finir par se poser des questions et ce n’était pas à lui d’en tirer des conclusions. Je voulais me montrer responsable, pas comme tout ces garçons immatures qui ne pensent qu’à s’amuser. Je voulais que le père de ma petite amie ait confiance en moi.

« Petite amie ». Ce terme me plaisait. Je me le répétais dans ma tête. Jamais je n’aurais cru pouvoir employer ce terme un jour pour une humaine.

Je voulais m’installer tout contre elle, mais le froid de ma peau l’aurait réveillée, je me réinstallais donc dans le rocking-chair, me balançant doucement, rejouant la mélodie dans ma tête, cette mélodie parfaite qui collait à notre histoire. Je me demandais, comment elle allait réagir quand je lui annoncerais qu’elle passerait la journée dans un nid de vampire. Aurait-elle vraiment peur cette fois ? Elle aurait pourtant toutes les raisons du monde d’être effrayée, mais quelque chose me dit que ce ne serait pas le cas. Ce qui me rendait plus serein.

Au bout d’un moment, j’entendis sa respiration s’accélérer quelque peu, elle se faisait moins profonde, ce phénomène était souvent imperceptible pour les oreilles humaines, mais pas pour les vampires. Elle se réveillait. Son bras était sur ses yeux, pour se protéger du jour naissant et pour prolonger son sommeil. Elle gémit et roula sur le flanc. Elle ouvrit les yeux et bondit dans son lit. C’est ce que l’on appel un réveil en sursaut, je présume.

—– - Oh ! fit-elle en s’assaillant brusquement dans son lit. Si vite que ses cheveux restèrent en désordre.
—– - Tes cheveux ressemblent à un nid de corneilles… mais ça me plait bien.
—– - Edward ! Tu es resté !

Elle se leva et vint se jeter sur mes genoux. Je repensais alors au mot qu’elle avait dit avant que je parte. « Reste ». Son rêve était réalité. Enfin presque, j’étais revenu. Donc c’est comme si j’étais resté. Un instant je cru qu’elle pouvait lire dans les pensées. Elle venait de se figer, sans raison apparente. Non, elle ne pouvait pas lire dans les pensées. C’était stupide de penser ça. Elle me regarda ensuite timidement, et je compris. Elle craignait d’avoir été trop brusque. En effet, il y a quelques heures à peine on évitait tous contacte, et là elle se jetait sur moi sans retenu. Cette sensation de chaleur qui inondait mes jambes était très agréable, et rendait supportable la brulure de ma gorge. Je m’esclaffais de joie face à son air faussement timide.

—– - Evidement !

Sa brusquerie était révélatrice. Elle se sentait bien avec moi, et avait toute confiance en moi. Et ça me plaisait beaucoup, beaucoup trop même. Mais qu’importe. Tout ce qui comptait à cet instant c’était que nous étions heureux d’être ensemble. Le reste n’avait aucune importance. Mes mains caressèrent son dos, doux et chaud, je vis quelques poils de son dos d’iriser sur mon passage. Mais elle ne sembla pas le remarquer. Elle posa sa tête sur mon épaule, et je l’entendis respirer à plein poumon mon odeur. Comme s’était étrange. Mon odeur l’a rendait accro, tout comme moi, à la différence qu’elle ne voulait pas me dévorer. A cette pensée, la douleur de ma gorge se fit plus intense. Je serrais les dents et me concentrais sur autre chose. Sur la journée pleine de surprise que nous allions passer à la villa.

—– - J’étais sûre qu’il s’agissait d’un rêve.
—– - Tu n’as pas assez d’imagination pour ça, la taquinai-je.
—– - Bon sang ! Charlie !

Elle bondit une nouvelle fois, mais vers la porte de la chambre ce coup-ci. Charlie était déjà partit depuis un moment, un peu après que je sois arrivé. Je l’avais entendu se préparer, ses pensées étaient confuses, et je n’en avais pas bien saisis le sens. Mais au moins, contrairement à sa fille, j’arrivais à saisir la plupart de ses pensées. Avant de démarrer sa voiture, je l’entendis ouvrir le capot de celle de Bella. Je souris en pensant qu’il ne fallait pas grand-chose pour empêcher Bella de filer en douce.

—– - Il est parti il y a une heure, lui annonçai-je. Après avoir rebranché les fils de ta batterie, suis-je obligé de préciser. J’avoue être déçu. Cela seul suffirait donc à t’empêcher de filer ?

Elle resta immobile à me regarder. Elle semblait hésitante, comme partager entre revenir vers moi et continuer sur sa lancée. Mais je voulais qu’elle revienne se blottir contre moi.

—– - D’habitude, tu es plus vive qui ça, le matin.

Je lui tendis les bras en signe d’invitation. Si elle hésitait pour ne pas me compliquer les choses, il me semblait que ceci répondrait à ses inquiétudes.

—– - J’ai besoin d’une nouvelle minute d’humanité, avoua-t-elle finalement.
—– - J’attendrais donc.

Je restais alors immobile, statufié, attendant qu’elle me délivre de mon sort. Je l’entendis se précipiter dans la salle de bain, elle se brossa les dents. J’entendis ensuite le bruit de la brosse essayant de démêler ses cheveux, elle fit ensuite couler de l’eau. J’avais l’éternité pour l’attendre, mais j’espérais qu’elle ne prenait pas un malin plaisir à me faire attendre. Et quand elle eut enfin fini, elle revint vers moi en courant. Comme j’étais heureux en cet instant. J’aurais aimé que le temps s’arrête sur nous.

—– - Enfin là, murmurai-je en l’enlaçant. Je la berçais ainsi, profitant pleinement de sa présence, de son odeur enivrante, de sa chaleur, mon souhait semblait presque être réalisé.
—– - Tu as osé me quitter ? M’accusa-t-elle en effleurant le col de ma chemise. Ainsi elle avait remarqué ! J’avais oublié à quel point elle était observatrice.
—– - Je ne pouvais décemment pas garder les vêtements d’hier ! Qu’auraient pensé les voisins ?

Pour toute réponse, elle prit son air boudeur. Je me sentis alors obligé de me justifier et de la rassurer sur ma très courte absence.

—– - Tu étais profondément endormie. Je n’ai rien loupé. Tu avais déjà parlé, ajoutai-je malicieusement. Je savais qu’elle n’aimait pas qu’on la surprenne en train de parler en rêvant. Elle qui détestait afficher ses faiblesses, elle ne pouvait rien contrôler lorsqu’elle dormait et que son subconscient prenait la relève.
—– - Qu’ai-je dit ? Grogna-t-elle
—– - Que tu m’aimais. Cette pensée me faisait revivre le moment. Ces mots avaient une saveur particulière dans sa bouche.
—– - Ce n’est pas un scoop.

Ses joues prirent une légère teinte rosée, très appétissante, heureusement que j’avais écouté Alice en allant chasser ! Mais contrairement à ce que je m’apprêtais à combattre, ce n’est pas ma gorge qui me faisait souffrir, c’était une autre sensation, une sensation humaine. Ce n’était pas une vague de soif mais une vague de désir. J’essayai alors de maitriser comme je le pouvais ce sentiment que je ne contrôlais pas encore totalement. Je me remémorais ses douces paroles lorsqu’elle avait parlé cette nuit, ce qui apaisa mon malaise.

—– - C’était plaisant à entendre quand même.

Et comme pour défier mon contrôle, elle enfouit sa tête dans mon épaule. Sa chaleur me brulait presque, mais pour rien au monde je me serais plain.

—– - Je t’aime, chuchota-telle
—– - Tu es ma vie, désormais, répondis-je. Le verbe aimer n’était plus assez fort pour qualifier ce que je ressentais pour elle.

Ce moment était parfais, nous n’avions pas besoin de parler. Nous nous balançâmes dans le rocking-chair jusqu’au lever du jour. J’aurais aimé que le soleil monte moins vite dans le ciel. Ainsi nous aurions pu rester serré l’un contre l’autre plus long. Aucun de nous deux n’osait bouger et rompre cette intimité et cette proximité. Mes doigts se baladaient le long de sa colonne vertébrale et elle se contentait de se laisser aller contre moi, son cœur battait à un rythme régulier, ce qui était rare chez Bella. Une fois cependant, il s’emballa sans raison apparente, mais Bella n’avait pas bougé d’un centimètre. Elle ne souhaitait donc pas partager ses pensées. Ce silence venait d’elle était vraiment insupportable à certain moment. Sa particularité m’irritait, mais elle rétablissait l’équilibre entre nous. Ainsi, je n’avais aucun avantage sur Bella, elle pouvait en être sûre. Tous mes sentiments envers elle étaient sincères, il n’y avait aucune triche entre nous. Nous vivions les mêmes instants avec les mêmes sentiments, les mêmes craintes, la même sincérité. Je me promis alors d’être plus patient et de respecter son silence quoi qu’il arrive. Face à elle j’étais certes désarmé, mais elle l’était aussi.
La lumière du jour se fit ensuite plus vive dans sa chambre.

—– - C’est l’heure du petit-déjeuner, décrétais-je finalement pour lui montrer que je n’oubliais pas ses besoins aujourd’hui.

Mais contre toute attente, elle s’attrapa la gorge à pleine main et me regarda avec de grands yeux écarquillés d’horreur. Sa réaction me choqua, comment pouvait-elle imaginer une chose pareille ? Je regrettais déjà de m’être promis de respecter le silence de ses pensées. Cette vue me dégouta et je tournais les yeux.

—– - Je blague, rigola-t-elle. Toi qui prétendais que je ne savais pas jouer la comédie.
—– - Ce n’était pas drôle, répliquai-je en fronçant les sourcils. Il y a des choses avec lesquelles ont ne doit pas rire, et cette situation en faisait partie.
—– - Ça l’était, et tu le sais.

Visiblement elle ne saisissait pas le véritable sens de mon dégout face à sa blague. Mieux valait donc de passer à autre chose, je voulais passer une merveilleuse journée avec elle. Par conséquent, quand elle m’observa pour voir si je la pardonnais, mon regard s’était adouci.

—– - Faut-il que je reformule ? Demandai-je. C’est l’heure du petit déjeuné pour les humains.
—– - Très bien.

Je me relevais alors rapidement et la jetais doucement sur mon épaule. Elle protestait, et exigeait que je la repose tout de suite, me disait qu’elle était assez grande pour marcher toute seule, mais ses protestations m’amusèrent et je descendis l’escalier. Je l’assis ensuite de force sur une chaise.

—– - Qu’y a-t-il à manger ?

Etant donné que je l’avais porté jusqu’ici et l’avais installé sur une chaise, il était normal à ce qu’elle s’attende à ce que je lui serve son petit déjeuné. Seulement je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait pour ça. Il y avait tellement longtemps que je n’avais pas été confronté à une situation semblable que je n’avais pas la moindre idée de ce que les humains aimaient manger le matin. De plus je ne connaissais pas ses goûts en matière culinaire.

—– - Euh… je ne sais pas. De quoi as-tu envie ?

Elle vit ma perplexité, et vint à mon secours. J’étais pitoyable. Je voulais être le chef pour une matinée et je n’étais même pas capable de la nourrir.

—– - T’inquiète ! Je suis capable de m’occuper de moi. Observe un peu comment je chasse.

Elle se leva d’un bond, pris un bol et un paquet de céréales. Elle versa le lait dans le bol et prit une cuiller. Je mémorisais chaque geste pour pouvoir les reproduire si l’occasion se représentait. Elle posa tout sur la table, puis s’interrompit.

—– - Tu veux quelque chose ? demanda-t-elle poliment.
—– - Mange, Bella ! Rétorquai-je en levant les yeux au ciel.

Elle s’installa devant son bol et commença à manger tout en m’observant. J’en fis de même. La regarder manger était presque aussi fascinant que la regarder dormir. Elle prenait le temps de mâcher ses céréales. J’aurais aimé pouvoir y goûter. La nourriture humaine me manquait d’une certaine façon. Les saveurs étaient beaucoup plus variées que le sang. Je n’arrivais même plus à me souvenir du goût de mon plat préféré en tant qu’humain. Mais ses céréales n’avaient rien d’appétissante.

—– - C’est quoi le programme, aujourd’hui ? Demanda-t-elle en interrompant mes pensées.
—– - Voyons…

J’appréhendais sa réaction, et je réfléchis à la meilleure façon de présenter la chose. Je savourais ce petit suspense devant son air curieux.

—– - Que dirais-tu de rencontrer ma famille ?

Elle faillit s’étrangler avec ses céréales. Ainsi mon annonce avait fait son effet. Mais était-ce le bon effet ? Etait-elle effrayée par ma famille ? Refuserait-elle de les rencontrer ? Je comprenais sa peur, et je ne pouvais pas lui en vouloir. En fait, je l’espérais même.

—– - Ça t’effraie ?
—– - Oui, reconnus-je. Mais son verdict ne remettait pas en cause mon choix de lui présenter ma famille. C’était de moi qu’il fallait qu’elle ait peur. De ma famille, je la protègerais.
—– - Ne t’en fais pas, me moquai-je, je te protègerai
—– - Je n’ai pas peur d’eux. J’ai peur qu’ils… ne m’apprécient pas. Ne risquent-ils pas d’être surpris que tu ramènes quelqu’un… comme moi… à la maison ? Savent-ils que je suis au courant ?

Sa réponse me prit de court. Elle était vraiment inconsciente de tout danger. Toutes ses réponses me surprenaient. Pourtant j’avais peine à cacher ma joie après l’inquiétude qui m’avait traversée. Et sa visite était un moment attendu par la majorité.

—– - Oh, on ne peut rien leur cacher, lançai-je sarcastique. Hier, ils pariaient sur les chances que tu avais de revenir vivante. C’était à six voix contre celle d’Alice. Je me demande bien pourquoi. Quoi qu’il en soit, nous n’avons aucun secret les uns pour les autres. C’est d’ailleurs à peu près impossible, entre moi qui intercepte les pensées et Alice qui devine l’avenir.
—– - Sans parler de Jasper, qui doit être capable de te donner l’impression qu’il serait tellement agréable et confortable de lui raconter tout ce que tu as sur le cœur.
—– - Tu es décidément très attentive !
—– - On me l’a déjà dit. Alors, Alice m’a-t-elle vue rentrer ?

Les visions d’Alice étaient la dernière dont je voulais parler avec elle. Je ne voulais pas évoquer avec elle le fait qu’Alice m’ait vue la tuer, ou qu’elle soit devenue vampire. Elle n’avait pas à connaître ce genre de détail, qui de toute façon n’allait pas se réaliser.

—– - Quelque chose comme ça, marmonnai-je, gêné. C’est bon ? Ajoutai-je pour la taquiner, et surtout pour changer de sujet. Franchement ça n’a pas l’air très appétissant.
—– - Eh bien ça ne vaut pas le grizzli irritable.

Elle se dépêcha de terminer son petit-déjeuner. Pendant ce temps, je contemplais la fenêtre, du moins en apparence. En réalité, j’étais quelque peu angoissé à l’idée qu’elle rencontre ma famille, même si j’avais la certitude que tout allait très bien se passer. Je cherchais également un moyen de lui présenter mon désir de rencontrer son père officiellement. Il était important pour moi de respecter les usages. Peut-être trouverait-elle ma requête, futile ou inutile, mais j’y tenais, et je voulais qu’elle comprenne mon sentiment à ce sujet.

—– - Tu devrais aussi me présenter à ton père, hasardais-je finalement.
—– - Il te connait déjà.
—– - Pas comme ton petit-ami.
—– - Pourquoi ferais-je ça ?
—– - Ce n’est pas la coutume ?
—– - Aucune idée.

Oui, elle n’avait aucune conscience des usages qui voulaient que les garçons honnêtes se présentent aux parents de leur bien-aimée pour pouvoir la fréquenter. Peut-être me trouvait-elle un peu vieux jeu de ce point de vue là, mais ça faisait partie à part entière de mon éducation.

—– - Ce n’est pas nécessaire, reprit-elle. Je ne m’attends pas à ce que… Personne ne te force à jouer le jeu.
—– - Je ne joue pas.

Elle se mordit les lèvres en repoussant les céréales sur le bord du bol. Elle n’avait pas comprit que je ne faisais pas cela pour lui plaire uniquement, mais par soucis des traditions, des coutumes, et surtout par respect pour elle et son père. Ou alors, peut-être qu’elle ne voulait pas avouer à son père qu’elle sortait avec moi. En même temps qui aurait envie de présenter un vampire à ses parents ?

—– - Diras-tu à Charlie que je sui le garçon avec lequel tu sors, oui ou non ? Insistai-je.
—– - Car c’est ce que tu es ?
—– - J’admets que c’est une acceptation un peu large du mot garçon.
—– - J’avais l’impression que tu étais plus que ça.

Ainsi j’avait vu juste, elle redoutait la perspective de me présenter à son père comme son petit ami. Espère-t-elle ainsi éviter les questions gênantes que posent les parents dans une situation semblable ? Pourtant, il faut bien que Charlie l’apprenne. Et ce serait beaucoup mieux pour tout le monde qu’il l’apprenne de nous.

—– - Eh bien, je ne suis pas sûr que nous soyons obligés de lui donner les détails les plus sanglants. Mais il va falloir lui expliquer pourquoi je passe autant de temps avec toi, ajoutai-je en lui soulevant le menton d’un doigt. Je ne tiens pas à ce que le Chef Swan prenne des mesures de coercition à mon encontre.
—– - Seras-tu là ? demanda-t-elle soudain inquiète. Seras-tu vraiment là ? Toujours ?
—– - Aussi longtemps que tu voudras de moi. Lui assurai-je.
—– - Je ne me lasserai jamais de toi. Jamais !

Je contournais la table, et m’arrêtais près d’elle, lui frôlant la joue. Elle disait ne jamais se lasser de moi. Si cela pouvait être vrai. Je ne demandais pas mieux. Mais avais-je le droit de lui demander ça ? Non, bien sûr. De toute façon, je n’avais pas à m’en faire, elle allait finir par se lasser de moi. Un humain ne peut pas s’attacher à un vampire. Pensait-elle vraiment ce qu’elle venait de dire ? Jamais n’avait pas le même sens pour elle que pour moi. Mais quoi qu’il arrive, moi je ne me lasserais jamais d’elle. Je lui appartiendrais pour l’éternité, et je serais à ses côtés aussi longtemps qu’elle le désirera.

—– - Tu as terminé ?
—– - Oui
—– - Va t’habiller. Je t’attends ici.

Je l’entendis faire les cents pas devant sa penderie, elle ne devait pas savoir comment elle allait s’habiller. Ce qui me fit sourire. Je m’assis sur les dernières marches de l’escalier pour l’attendre. Puis je repensais à notre petite discutions, et me demandais pourquoi cela la gênait tant de me présenter à son père. Un père devait plutôt apprécier se genre de tradition. Peut-être redoutait-elle la réaction de celui-ci, si elle lui présentait un garçon. Pourtant, je pensais le chef Swan plus ouvert d’esprit. Toutes ces questions me donnaient le tournis, et étaient condamnées à rester sans réponses. Elle ne me dirait jamais la vraie raison de son hésitation. Et je n’avais pas le pouvoir de lire dans ses pensées, alors autant mettre tout ça de côté pour le moment.
J’entendis ensuite ses pas s’accélérer, elle se dépêchait. Inconsciemment, je croisais mes doigts pour qu’elle ne trébuche pas en précipitant ainsi.

—– - Ça y es, cria-t-elle en dévalant l’escalier, je suis à peu près décente.

Elle n’avait pas vu que je l’attendais au pied de l’escalier, et elle dérapa. Je la rattrapais de justesse avant qu’elle ne tombe la tête la première. Je la maintenais d’abord à une distance nécessaire pour que je puisse juger de cette tenue qu’elle disait décente, mais quand je vis sa jupe kaki mi-longue, laissant paraître ses fines chevilles, et ce corsage bleu marine, qui se mariait si bien avec le parfum de sa peau, je ne pus résister plus longtemps au désir que je tentais vainement de maitriser. Je l’attirais alors brusquement contre moi.

—– - Encore une fois, tu as tout faux, murmurai-je à son oreille. Tu es scandaleusement indécente. Aucune femme ne devrait avoir le droit d’être aussi tentante, c’est injuste.
—– - Comment ça, tentante ? demanda-t-elle sans comprendre. Je peux me changer…
—– - Tu es absurde, soupirai-je secouant la tête. Comment ne pouvait-elle pas se rendre compte de l’effet qu’elle me faisait ! Ça crevait les yeux pourtant. Et mon incapacité de me contenir n’arrangeait rien !

Je m’autorisais alors une exception. La tentation était trop forte et le risque minime. Je resserrais mes bras autour de sa taille, et appuyais mes lèvres de glace sur son front tiède et parfumé. J’emplis mes poumons de son arôme, et savourais la douleur que cela me procurait. Ma gorge me brulait, mais je pouvais le surmonter. L’effort, pour ne pas faire glisser mes lèvres sur sa joue et ensuite sur sa bouche, était incommensurable. J’y parvins à force de volonté.

—– - Est-il vraiment nécessaire que je t’explique pourquoi tu me tentes ?

Mes s’échappaient de mon contrôle pour se positionner dans son dos, et la caresser doucement. Elle semblait apprécier. Résister à cet appel était vraiment trop dure. Le risque est vraiment minime me répétai-je. Ce n’est pas la soif qui me contrôle à cet instant, mais le désir que j’aie pour elle. Ma respiration était de plus en plus hachée, chose étonnante car l’air ne m’était indispensable. Une sensation étrange se manifesta au creux de mon ventre. Une fois encore, la soif n’y était pour rien. Ma bouche s’entrouvrit pour trouver la sienne, comme un noyé cherchant l’air nécessaire à sa survit. Et lorsque mes lèvres effleurèrent les siennes, elle s’évanouit pour la deuxième fois en deux jours !

—– - Bella ? M’écriai-je, inquiet, en la rattrapant.
—– - Tu… m’as…fait… tomber… dans les pommes.
—– - Mais comment faut-il que je me comporte ? Hier, quand je t’ai embrassée, tu m’as carrément attaquée. Aujourd’hui, tu t’évanouis. Elle rit faiblement et se laissa aller dans mes bras. Apparemment, tu vas devoir réviser ta théorie sur mon excellence dans tous les domaines…
—– - Ne te dénigre pas. Tu es trop habile, c’est ça le problème. Beaucoup, beaucoup trop habile.
—– - Tu ne vas pas être malade, hein ?
—– - Non. Ce n’est pas comme l’autre fois. Je crois juste que j’ai oublié de respirer.

Elle aimait que je m’inquiète pour elle ! Je ne voyais pas d’autre explication. Pourtant je savais bien que je n’étais pas aussi habile qu’elle aimait le dire, sinon elle ne s’évanouirait pas à chaque baiser.

—– - Tu n’es pas en état de sortir.
—– - Je vais bien. De toute façon, ta famille va me prendre pour une folle, alors, qu’elle importance ?

Je ne pouvais détacher mes yeux d’elle. Je la contemplais longuement. La couleur de son chemiser s’accordait parfaitement à son odeur, si délicate, tellement envoutante.

—– - J’ai un faible pour la manière dont la couleur de ce chemisier s’accorde à ta peau, finis-je par lui dire. Elle rougit et détourna les yeux, un peu gênée.
—– - Ecoute, répondit-elle brusquement. Je m’escrime à éviter de réfléchir à ce que je suis sur le point de faire. Alors, pourrions-nous y aller, maintenant ?

J’arrivais à percevoir son stresse. Mais c’était assez amusant, dans le sens qu’elle n’angoissait pas pour la bonne raison.

—– - Tu t’angoisse non parce que tu vas mettre les pieds dans un nid de vampires, mais parce que tu as peur que ces vampires te rejettent, c’est ça ?
—– - Exactement, riposta-elle.
—– - Tu es incroyable.

Je n’en revenais pas. Comment pouvait-on être inconscient du danger à ce point ? Je préférais finalement, ne pas chercher à comprendre.
Nous prîmes ensuite sa voiture, et je conduisis, en direction de la villa. C’était une torture pour moi de conduire sa Chevrolet. Evitant alors de trop regarder la route, pour ne pas déprimer de sa lenteur, je préférais concentrer mes pensées sur Bella, espérant ainsi réduire mon impatience au silence. Elle regardait la route, les maisons devant lesquels nous passions, elle n’avait aucune idée de l’endroit où j’habitais. Et plus nous nous approchions de la villa, plus elle semblait dépaysée. Elle ne s’attendait apparemment pas à ce que nous habitions dans un endroit aussi isolé, pourtant, si elle y avait réfléchit quelques instant elle en aurait compris la raison.
Quand elle vit la villa, je pus entendre son cœur s’accélérer quelques peu, et voir ses pupilles se dilater légèrement. Elle était… surprise ? Peut-être s’attendait-elle à autre chose.

—– - Dis donc ! Souffla-t-elle.
—– - Elle te plaît ?
—– - Elle… ne manque pas de charme.

L’effort qu’elle faisait pour cacher son étonnement était amusant. Je tirais alors doucement sur sa queue-de-cheval pour la taquiner en m’esclaffant.

—– - Prête ?
—– - Pas le moins du monde, plaisanta-t-elle, allons-y.

Je la sentie se tendre d’avantage, et elle lissa ses cheveux nerveusement. Je prie alors sa main dans la mienne pour tenter de l’apaiser.

—– - Tu es magnifique.

Nous nous approchions de la villa, et son stresse était palpable. Je lui caressais doucement la main avec mon pouce pour la détendre. Je lui tins ensuite la porte. Je m’éclipsais devant elle, en parfait gentleman, pour la laisser entrer la première. Mes parents nous attendaient prêt du piano. Esmée bouillonnait d’impatience, contrairement à Carlisle qui était très calme. Carlisle avait suggéré à Esmée de ne pas venir à notre rencontre, pour ne pas effrayer Bella, il trouvait plus judicieux que ce soit elle qui s’approche, à son rythme si elle le voulait.

—– - Carlisle, Esmée, je vous présente Bella, lançais-je pour rompre le silence. —– - Soit la bienvenue, Bella, lui dit Carlisle en approchant doucement, à pas exagérément lent. Il prenait cette initiative car il l’avait déjà rencontré. Il pensait ainsi la mettre en confiance.
—– - Ravie de vous revoir, docteur Carlisle, lui répondit-elle en lui serrant la main qu’il tendait.
—– - Je t’en prie, appelle-moi Carlisle.
—– - Entendu, répondit-elle ravie de cette accueil.

Je la sentais se détendre un peu, et j’en fus soulagé. Malgré le fait qu’elle me dise ne pas avoir peur de ma famille de vampire, j’en doutais sincèrement. Mais l’accueil chaleureux et familiale de Carlisle avait eu raison de son stresse. Je lui en étais reconnaissant. Voyant Bella se détendre, Esmée me demanda silencieusement si elle pouvait approcher, je lui fis un signe rapide des yeux, et elle se mêla à nous à son tour.
Tout comme Carlisle, elle tendit à Bella une poignée de main, que celle-ci serra, ne laissant paraître aucun signe de gêne au contacte de notre peau glacée.

—– - Heureuse de te connaître, lui dit Esmée.
—– - Où sont Alice et Jasper ? Demandai-je.

Au même moment, je les entendais descendre l’escalier pour nous rejoindre.

—– - Nous ne voulions pas l’effrayer en lui sautant tous dessus en même temps Edward… Nous voulions d’abord voir sa réaction avec Esmée et Carlisle. Hé, Edward ! Me hélas Alice, mine de rien.

Comme à son habitude, Alice en faisait trop. Elle dévala l’escalier rapidement et vint se posté devant Bella à vive allure. Je retins malgré moi mon souffle, avec une seconde d’appréhension. Alice le remarqua et me montra une vision d’elle et Bella, grandes amies.

—– - Salut, Bella ! lui dit Alice très sure d’elle.

Et avant même que je n’ai eu le temps d’anticiper quoi que ce soit, Alice se pencha sur Bella et embrassa sa joue. Je trouvais que pour une première rencontre elle allait un peu loin. Bella aurait pu prendre peur à tout moment. Je me raidis instinctivement, même si cela était inutile. Une pensée passa rapidement dans la tête de ma sœur, et je ne pu la saisir complètement, mais les paroles qu’elle lança après ne me plurent en aucun cas.

—– - Tu sens très bon, je ne l’avais pas encore remarqué.

Je m’apprêtais à lancer une remarque à ma sœur, mais je me sentais soudainement détendu… Je regardais alors Jasper qui s’approchait à son tour. Accueillir Bella était une chose très difficile pour un jeune végétarien comme lui.

—– - Bonjour, Bella.

Malgré la vague de bien être qu’il dégageait, il préféra garder ses distances avec Bella. Je ne pouvais que lui en être reconnaissant.

—– -Bonjour, Jasper, répondit Bella, un peu intimidée. Je suis très contente de vous rencontrer, ajouta-t-elle à tout le monde. Vous avez une très belle maison.
—– - Merci, répondit Esmée. Nous sommes enchantés que tu sois venue.

Esmée était étonnée de la sérénité avec laquelle Bella faisait face à cette situation. Moi aussi d’ailleurs. Carlisle m’annonça ensuite une nouvelle que je redoutais…

—– - Alice à eu une autre vision des nomades… Ils savent que nous sommes ici… leur route est encore incertaine, mais elle a sentit de la curiosité… ils tenteront peut-être une approche. Nous n’avons rien à craindre d’eux, mais je pense qu’il serait préférable que tu tiennes Bella éloignée de tout ça.
Je lui répondis d’un hochement de tête que je voulais discret, mais Bella était trop près de moi, et j’avais l’impression qu’elle avait interceptée notre discussion mentale.

—– - Tu joues ? demanda Esmée à Bella, devant son intérêt soudain pour le piano.
—– - Pas du tout. C’est un merveilleux instrument. Il est à vous ?
—– - Non, rit-elle. Edward ne t’as pas dit qu’il était musicien ?
—– - Jamais, répondit-elle en me fusillant du regard. Quoique j’aurais dû m’en douter, j’imagine.
Esmée ne saisit pas tout de suite le sens de sa phrase, et Bella précisa.
—– - Edward réussit tout ce qu’il entreprend, non ?

Jasper ricana, et Esmée me lança un regard de reproche.

—– - J’espère que tu n’as pas fanfaronné, me morigéna-t-elle, ce n’est pas très élégant.
—– - Juste un peu, ripostai-je gaiement.

Je partis d’un grand éclat de rire, Esmée s’adoucit, comprenant que je ne m’étais pas vanté à tord et à travers.

—– - En réalité, il a été trop modeste, intervient Bella.
—– - Eh bien, joue donc pour Bella, Edward, m’encouragea ma mère.
—– - Tu viens juste de dire que fanfaronner était mal élevé.
—– - J’aimerais t’écouter, insista Bella.
—– - Affaire conclue, décréta alors Esmée en me poussant vers le piano.

Même si je ne voudrais l’admettre pour rien au monde, jouer devant Bella me faisait une boule au ventre. J’allais lui jouer sa berceuse pour la première fois, après lui avoir tant fredonné… Je l’entrainais avec moi jusqu’à piano, et l’invita à s’asseoir à mes côtés.

—– - On reste 5 minutes et après on vous laisse les amoureux, entendis-je ma famille me dire silencieusement.

Je fis alors un regard exaspéré à Bella, qui n’avait rien remarquée. Je commençais à jouer une mélodie. Je jouais le morceau préféré d’Esmée, gardant sa berceuse pour après. Je jetais un regard en coin à Bella pour voir sa réaction. Elle en béait d’ahurissement. Je lui lançais alors un clin d’œil. Elle était réellement surprise, et j’en étais fier.

—– - Tu aimes ?
—– - C’est toi qui l’as écrite ? S’exclama-t-elle encore sous le cou de la surprise.
—– - Oui, c’est le préféré d’Esmée.

Elle ferma les yeux, interdite, et secoua la tête.

—– - Qu’y a-t-il ?
—– - A côté de toi, j’ai l’impression d’être totalement insignifiante.

J’allais lui prouver le contraire en jouant sa berceuse. Je ralentis, et transforma la mélodie en accord plus doux. Jouer sa berceuse avec elle à mes côté me remplit d’un bonheur sans nom. C’était tout simplement magique. Mes doigts volaient au dessus du clavier, emportés dans un tourbillon de notes. Le plaisir était grandiose.

—– - c’est toi qui a inspiré celui-ci, lui chuchotais-je. Mes doigts parcourant le clavier, ma muse à mes côtés, je ne pouvais rêver mieux.
—– - Ils t’aiment bien, tu sais, lui dis-je lorsque ma famille fut partit. Esmée, surtout.

Elle se retourna, n’ayant pas remarqué leur absence.

—– - Pourquoi sont-ils partis ?
—– - Un moyen très discret de nous donner un peu d’intimité, je suppose.
—– - Eux, peut-être, soupira-t-elle. Reste Rosalie et Emmett…

Elle n’avait pas oubliée leur absence… j’en étais déçu d’ailleurs, mais c’était peut-être mieux ainsi. Je ne tenais pas à me disputer avec Rose devant Bella.

—– - Ne t’occupe pas de Rosalie, elle s’y fera.
—– - Et Emmett ? Persista-t-elle.
—– - Oh, il pense que je suis fou, mais tu ne lui pose aucun problème. Et il essaie de raisonner Rosalie.
—– - Qu’est ce qui l’ennuie tant que ça ?
—– -Rosalie est celle qui a le plus de difficulté à… vivre notre condition, soupirai-je. Elle a du mal à accepter qu’un étranger sache la vérité. Et puis, elle est un peu jalouse.
—– - De moi ? dit-elle sans comprendre.
—– - Tu es humaine, lui expliquai-je. Elle regrette que ce ne soit pas également son cas.
—– - Oh… Et Jasper ? Lui aussi, il…
—– - C’est ma faute. Je t’avais expliquée qu’il était le plus récent d’entre nous. Je l’ai averti de garder ses distances, dans son propre intérêt.
—– - Esmée et Carlisle ? poursuivit-elle.
—– - Ils s’en réjouissent pour moi. D’ailleurs, Esmée se moquerait comme d’une guigne que tu aies un troisième œil ou les pieds palmés. Elle s’est tellement inquiétée, craignant qu’un élément essentiel ait manqué au moment de ma transformation par Carlisle… Elle nage en plein bonheur. Chaque fois que je te touche, elle s’étrangle de joie.
—– - Alice m’a semblée très enthousiaste.
—– - Elle a une façon bien à elle d’envisager les choses, répondis-je tout bas en me remémorant ses visions.
Nous n’avions pas besoin de parler pour nous comprendre, c’est ce qui était merveilleux avec elle. Elle avait sentit que j’y cachais quelque chose, mais elle ne le posa aucune question dessus, sachant que je n’étais pas prêt à lui en parler.

Kisten, Rb et Taylor…

Voici les petites confidences et autres que les trois principaux acteurs de la saga twilight ont révélés durant la conférence de presse:

Robert Pattinson:

  • il a passé beaucoup de temps à apprendre à courir « correctement ».
  • la peur de l’échec est ce qui le guide en ce moment.
  • le caractère très possessif d’Edward envers Bella vient du fait que son personnage à enfin réussi à trouver quelque chose à quoi s’accrocher dans la « vie ».
  • Rob espère ne jamais se trouver à la place de Jacob dans la vie réelle.
  • le plus gros changement apporté par David Slade est qu’il n’a pas cherché à rendre les choses aussi solennelles que dans les 2 films précédents.
  • Rob a vu Twilight à la télévision pour la première fois il y a quelques jours seulement et ça lui a fait très bizarre d’entendre le passage avec sa chanson.
  • la tenue en spantex de Taylor l’a réellement beaucoup amusé durant le tournage et a été une grande source d’inspiration pour faire des blagues.
  • Rob regarde parfois quelques sites sur lui afin de connaître son emploi du temps. ^^
  • son personnage dans le film Bel Ami est réellement diabolique.
  • l’un des producteurs de la saga a dit à Rob qu’il semblait enthousiaste à l’idée de tourner une scène de combat avec une femme (Bryce). Seulement, les passages les plus complexes ont été faits avec la doublure de Bryce. Il ne croisait Bryce que pour les scènes où ils avançaient sans se quitter du regard.
  • Rob n’a pas encore lu Breaking Dawn, il a simplement entendu quelques bribes de l’histoire.
  • il n’a appris que Breaking Dawn allait être divisé en deux films que lorsque la communiqué de presse de Summit est tombé (menteur ^^). Et il ne sait pas encore où sera tourné les deux parties.
  • la scène de la tente aurait apparemment été tournée à nouveau car la première fois il trouvait l’espace trop renfermé et cela le rendait claustrophobe. Kristen a alors tenté de le calmer. La seconde fois, tout a fonctionné en une seule prise.

  Kristen Stewart

  • Kristen conduit une Toyota Tacoma et parfois une Mini-Cooper, qu’elle trouve cependant trop voyante.
  • ce qui la dirige dans la vie est de faire des choses qu’elle aime.
  • la saga reste un simple ensemble de films dans sa filmographie, elle n’a pas de plan de carrière. Elle fait juste ce qu’elle aime et elle se trouve chanceuse de passer autant de temps sur un film qu’elle apprécie.
  • durant tout le film, Bella ne fait que se cacher derrière des personnes plus fortes qu’elle.
  • la scène qui a été la plus difficile à tourner a été la scène du baiser avec Jacob. Pas parce que ça la dégoutait, mais parce que ça ne ressemblait pas au personnage de Bella. Kristen appelle ce baiser « l’erreur de Bella » et elle était très nerveuse durant tout le tournage de cette scène.
  • elle ne pense pas que le succès de la saga repose uniquement sur le mythe du vampire. La force des personnages est également importante, aussi bien dans leurs choix que dans leurs actes.
  • Kristen admet être triste que certaines scènes de la saga aient été supprimées. Cependant le choix de faire Breaking Dawn en deux parties la rassure à ce sujet.
  • elle a hâte de voir Renesmée, d’avoir un enfant et de se marier (je sens que cette déclaration va être sortie de son contexte et faire la Une des journaux ^^).
  • elle n’avait pas grand chose à faire durant le tournage de la scène de la tente, à part faire semblant de dormir. Elle se souvient juste qu’il faisait très chaud.
  • Kristen pense que Breaking Dawn sera simplement déconseillé au moins de 13 ans (aux États-Unis), mais elle n’a pas eu de confirmation officielle.
  • le tournage de Breaking Dawn commencera en octobre et durera 6 mois.
  • elle avoue qu’elle a toujours su que le dernier film serait divisé en deux parties et que ça a été très difficile de garder le secret.
  • Kristen dit que Bella sera le plus cool des vampires parmi les Cullen et qu’elle a hâte d’y être.
  • entre Dakota et Taylor, elle a préféré embrassé Dakota (dans le film The Runaways).
  • Kristen est contente d’avoir plusieurs scènes très drôles avec Billy Burke (Charlie Swan) dans Eclipse.

  Taylor Lautner

  • sa motivation principale se trouve dans les personnes qui l’entourent.
  • ce qui est nouveau pour lui dans Eclipse, c’est qu’il avait moins de scènes d’action que dans New Moon et qu’il a du embrasser Bella pour la première fois.
  • Taylor est très reconnaissant envers la saga et toutes les retombées qu’il y a eu. Il va maintenant tenter de se trouver de nouveaux défis en interprétant des rôles différents.
  • conserver son physique actuel est pour lui 10 fois plus compliqué que de le former.
  • Taylor a travaillé plus souvent avec Rob pour ce film, ce qui a entraîné des moments très drôles dès que les caméras arrêtaient de tourner.
  • sa scène préférée avec Rob est la scène de la tente.
  • ses nombreuses scènes torse-nu étaient affreuses à faire pour lui car il était souvent le seul à se retrouver ainsi sous la pluie et dans le froid.
  • il n’a pas le droit de dire à quel moment de l’histoire Breaking Dawn sera scindé en deux.
  • l’une des répliques les plus difficiles à dire était avec Rob. Il lui disait, durant la scène de la tente « after all, I’m hotter than you » (après tout, je suis plus chaud que toi – mais dans le sens « sexy » du terme ^^).
  • Eclipse est jusqu’à présent son film préféré de la saga.
  • Taylor n’a rencontré qu’une seule fois, et très brièvement, Bill Condon.
  • il est heureux que Breaking Dawn soit divisé en deux parties car il trouve qu’il y a énormément de possibilités avec le wolfpack et LE bébé.
  • American Idol est le petit pêché mignon de Taylor. Il n’a pas manqué une seule émission en 9 ans. Il précise par la suite aux journalistes qu’il n’arrive pas à croire qu’il leur a avoué ça. ^^
  • il ne trouve pas que les fans de Twilight soient bizarres, mais tout simplement passionnés.
  • s’il devait garder une seule chose à la toute fin du tournage de la saga, Taylor choisirait son short en jean.

Voilà… j’attends vos comentaires!!

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